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Twitter et les Entreprises: quelle stratégie de communication?

A l’ère où les réseaux sociaux deviennent des outils indispensables dans la stratégie de communication des entreprises, Twitter s’impose de plus en plus. Alors comment les entreprises doivent procéder pour que Twitter soit une réelle valeur ajoutée pour leur communication? L’article ci-après traitera et analysera cette grand question.

INTRODUCTION

Twitter est avant tout un service web de micro-blogging.

Sa fonctionnalité principale est de permettre aux utilisateurs de publier des tweets c’est à dire des statuts, lesquels ne peuvent contenir au maximum que 140 caractères soit une ou deux phrases. On peut donc dire qu’avec Twitter la concision est de mise !!

Ainsi Twitter peut s’apparenter à un blog mais la principale différence c’est qu’il permet d’informer les autres et s’informer soi même de façon rapide à propos d’événements d’actualité ou à propos d ‘informations d’ordre privé.

Je vous apprendrai rien en vous disant que Twitter fait parti de la grande famille des réseaux sociaux. D’ailleurs l’aspect vraiment intéressant de Twitter c’est bel et bien son rôle de réseau social plutôt que son rôle de micro-blogging étant donné qu’on ne peut écrire des phrases comportant seulement 140 caractères!

Bien évidemment réseau social signifie que les utilisateurs possèdent des contacts et qu’on a la possibilité d’interagir avec eux. On peut donc créer sa propre communauté web.

Sur Twitter il y a deux sortes de contacts:

–       les Followers, ce sont ceux qui suivent notre activité Twitter, ils sont abonnés à notre compte

–       les Following, ce sont ceux dont nous suivons leur actualité Twitter, nous sommes abonnée à leur compte

Enfin comme je vous l’ai dit précédemment Twitter est une communauté web dans laquelle on peut apporter une valeur rajoutée en partageant du contenu pertinent. Ce contenu peut être du texte, des photos, de la vidéo et du fichier audio.

Notre sujet traitant de Twitter et les entreprises, nous allons tenter d’analyser et de comprendre quels usages ces dernières font-elles de ce réseau social, quels en sont les points forts, nous illustreront ceci avec quelques exemples mais nous présenteront également les limites que peuvent rencontrer les entreprises en utilisant Twitter. Mais d’abord nous allons commencer par un rapide état des lieux du service.

 I. ETAT DES LIEUX

Dès 2006 à San Francisco, l’histoire Twitter se met en marche.

A l’origine de cette odyssée nous retrouvons Noah Glass et Evan Williams travaillant tous deux au sein de la société Odéo, une plateforme de diffusion et d’enregistrement de podcasts. Malheureusement avec la montée fulgurante d’ITunes, Odéo est très vite dépassé et ne réussit pas à évoluer. Ainsi, les deux jeunes hommes, accompagné de Jack Dorsey et Biz Stone décidèrent de créer un nouveau service dont la fonctionnalité principale serait de pouvoir envoyer des SMS en ligne.  L’idée Twitter est née !

En mars 2006, Jack Dorsey publie le premier Tweet dans lequel il dit « just setting up my twttr ». Puis en juillet 2006, Twitter ouvre ses portes au grand public cependant le lancement officiel ne se fait qu’à partir de mars 2007 soit un an après l’envoi du premier Tweet.

En avril 2007, Twitter devient une véritable entreprise et Jack Dorsey en prend les commandes.

Malgré la notoriété qui se fait grandissante et une récompense obtenue au Festival South by Southwest (SXSW) à Austin au Texas, la fréquentation de Twitter stagne jusqu’en 2009. Effectivement lors des manifestations en Iran puis avec les révolutions arabes, Twitter est devenu le meilleur outil de communication pour les populations et aussi pour les journalistes afin de relayer les événements et les violences dans leurs pays. Ainsi en juillet 2009, Twitter comptabilisait 12 millions d’utilisateurs.

En octobre 2010, Evan Williams alors PDG de Twitter passe les rênes à Dick Costolo, ancien directeur d’exploitation.

En janvier 2012, Twitter c’est environ 380 millions de profils créés à travers le monde. Plus de la moitié d’entre eux se connectent régulièrement au cours de la journée pour suivre leurs amis, des personnalités, des médias ou encore des entreprises.

40% de ces utilisateurs actifs, Twitter n’est pas pour eux un moyen d’expression mais plutôt un canal d’information où ils peuvent s’informer de ce qu’il se passe dans le monde. C’est environ 200 pays qui ont accès au service de micro-blogging Twitter.

 En France, en février 2011, il y avait 2,5 millions d’inscrits sur Twitter ainsi nous sommes au 16eme rang mondial en nombre de comptes ouverts.

Le graphique ci-après montre l’évolution exponentielle du nombre d’utilisateurs inscrits entre mars 2006 et février 2011.

l’évolution exponentielle du nombre d’utilisateurs inscrits entre mars 2006 et février 2011

Selon une étude réalisée par Médiamétrie en septembre 2011, Twitter possède 2 284 000 visiteurs uniques par mois et 334 000 visiteurs uniques par jour, le temps moyen passé par utilisateur par mois est de 17 min 53.

II. ENJEUX DE L’UTILISATION DE TWITTER DANS LA STRATEGIE DIGITALE DES ENTREPRISES

A. Utilisation stratégique de Twitter

Comme on l’a vu précédemment, Twitter est une plateforme de micro-blogging qui va permettre un échange entre l’entreprise et ses consommateurs. Bien qu’aux Etats-Unis la majorité des entreprises utilisent cette plateforme, beaucoup redoutent encore d’utiliser ce réseau social en France.

Gérer un compte Twitter demande du temps, de l’attention. L’entreprise doit vraiment le considérer comme un outil de communication et s’en servir à bon escient. Dans les grandes entreprises il y a souvent une personne voir plusieurs qui sont affiliées à la réputation de l’entreprise sur internet : ce sont les community manager.

La gratuité de Twitter et des réseaux sociaux en général est un avantage indéniable pour les entreprises c’est pour cela qu’elles sont de plus en plus nombreuses à les utiliser.

Comment une entreprise doit elle utiliser son compte Twitter afin de l’optimiser un maximum ?

Le cabinet d’étude Gartner distingue 4 utilisations de Twitter.

Utilisation directe : L’entreprise utilise Twitter comme outil marketing et développeur de relations publiques.

Utilisation indirecte : Les employés utilisent Twitter à des fins personnelles et valorisent par le biais de leur compte, leur entreprise.

Utilisation interne : Les employés utilisent Twitter comme plateforme d’échange d’informations par rapport à leurs projets et idées.

Veille : Permet d’analyser ce que les consommateurs disent sur votre entreprise mais aussi ce qu’ils pensent de vos concurrents.

L’entreprise va utiliser Twitter pour différentes raisons :

– Lancer un nouveau produit ou service.

– Annoncer une offre promotionnelle.

– Gérer la relation client et réagir aux commentaires des abonnés.

– Lancer des jeux concours.

– Encourager l’abonnement à vos autres réseaux sociaux (Facebook).

– Augmenter les inscriptions aux newsletter.

– Accroître la visibilité de votre entreprise et générer du trafic sur votre site.

– Favoriser l’adhésion à vos flux RSS.

Tout d’abord à la création de son compte, il faut prendre le soin de choisir un pseudonyme cohérent, identifiable pour être facilement reconnu. Il faut rédiger une courte description de l’entreprise et renseigner votre site internet si vous en possédez un. Sans oublier l’identité visuelle qui est le logo de votre entreprise ou de votre marque.

Il faut savoir être humain même sur Twitter et éviter de passer pour un robot qui répond automatiquement à tous les commentaires. Les Tweets doivent être ciblés, vos abonnés doivent avoir l’impression que vous vous adressez à eux seuls.

Il est important de réagir constamment aux citations des abonnés et répondre à leurs questions afin d’être au plus proche du consommateur et lui accorder une importance. C’est ce qui va prouver l’engagement et le sérieux de l’entreprise.

Il ne faut pas hésiter à engager des discussions par message privé.

Il faut savoir rester neutre sur des sujets sensibles. L’entreprise ne doit pas véhiculer son avis auprès des consommateurs afin d’éviter des polémiques. Il faut toujours garder son sang froid face aux réflexions.

On ne le dit jamais assez mais il faut relire ses Tweets afin d’éviter les fautes d’orthographe qui décrédibilisent complétement l’entreprise.

Il faut agir de manière pro active et effectuer une veille efficace. C’est à dire toujours être au courant de l’actualité.

L’entreprise doit faire vivre son compte Twitter en constituant une communauté fidèle et engagée. Il faut donc offrir une grande visibilité à votre compte Twitter en communiquant sur votre site, dans vos newsletter…

Les abonnées doivent s’habituer à un rythme de publication. Il ne faut pas trop publier ou au contraire avoir un compte inactif.

L’entreprise doit être subtile quant à la diffusion de Tweets promotionnels en les intégrants parmi d’autres informations qui ne concerne pas directement l’entreprise mais les clients, les abonnés. Tout ce qui pourrait les intéresser non pas sur l’entreprise en elle-même mais sur un secteur d’activité.

Pour une meilleure efficacité, la diffusion des tweets s’effectue pendant les plages horaires où la cible concernée se trouve sur twitter.

Quels sont les outils nécessaires au bon fonctionnement de votre compte twitter ?

–       TweetDeck : C’est un navigateur personnel racheté par twitter et qui suit vos publications en temps réels. Il fonctionne aussi bien pour twitter que les autres réseaux sociaux et permet de plannifier des tweets que vous voudriez publier à une heure précise. L’avantage c’est qu’il met en relation tous vos réseaux et vous permet d’avoir une vue global sur ce qui se dit sur votre entreprise.

–       Tweet Beep : c’est un système d’alerte qui s’intéresse à vos tweets. Ce service permet de recevoir une alerte par courriel dès qu’un message contenant des mots clés que vous aurez précédemment défini sera publié.

–       Paper.li : Ce logiciel ludique permet de créer un journal quotidien public personnalisé composé d’informations publiées à partir de comptes twitter que l’on suit.

–       Twit cleaner : Cet outil analyse la « qualité » de votre time line et permet d’éliminer les bruits de fond, ce qui ne vous intéresse pas.

–       Twunfollow : Vous recevez par mail un compte rendu journalier des personnes qui se désabonnent et vous pouvez calculer votre ratio abonnés/abonnements.

B. Exemples et explications d’utilisation de Twitter par les entreprises avec succès

Certaines entreprises ne savent pas encore ce qu’est vraiment Twitter et à quoi il sert. Ou sinon, certaines entreprises l’utilisent mais sans réelles stratégies marketing actives sur ce média.

Dans cette partie, je vais donc vous présenter les exemples et explications d’utilisation de Twitter par les entreprises et les marques avec succès.

Sur le plan de la stratégie marketing, l’opération que je vais vous montrer est très créative. L’opération iSpyLevi’s (ce qui veut dire « j’espionne Levi’s » a eu lieu en Australie. Elle associe Twitter, son smartphone et bien évidemment la marque Levi’s.

Le principe est simple : des employés de la marque Levi’s se promènent dans les villes de Melbourne et Sydney. Elles ont un smartphone entre les mains, et donnent sur Twitter, des indices précisant l’endroit où elles se trouvent. Les personnes qui les repèrent ont juste à dire « Ce sont des Levi’s ? » et elles gagnent aussitôt un jean Levi’s, qui n’est autre que le jean porté par l’employé. Cette opération a eu un rendement excellent : 1450 followers de plus sur Twitter, un buzz énorme (300 000 personnes exposées à la campagne sur Twitter) et 200 jeans distribués. L’opération sera généralisée à Perth et Auckland.

Sur le plan d’un jeu concours, Jeep a cherché à faire réagir ses utilisateurs de Twitter à les engager dans une démarche ludique et distrayante. L’idée du puzzle a été retenue. Il suffisait de s’abonner à 36 profils dans un ordre particulier afin que cela crée une image spécifique dans le cadre de following présent dans la sidebar de l’ancien Twitter. Lorsqu’un utilisateur parvenait à reproduire correctement l’image initiale, il envoyait une capture d’écran à Jeep et participait automatiquement au concours permettant de remporter un véhicule.

Les opérations sur Twitter sont toujours de plus en plus imaginatives. Exemple avec Orange UK. La société a donné la possibilité aux utilisateurs de Twitter d’inscrire #singintweetagrams à leurs tweets, en les prévenant qu’il n’y aurait qu’un certain nombre d’entre eux qui seraient sélectionnés. Les tweets seront chantés par des Rockabellas, puis renvoyés aux personnes les ayant publiés. Orange donnait aussi la possibilité de réécouter les tweets chantés sur leur site internet.

Jimmy Choo et son jeu de piste londonien :

Lors du lancement d’une nouvelle collection de chaussures, la société a proposé un jeu de piste dans Londres : la marque avait déposé une paire de chaussures momentanément dans une rue. Sur Twitter, elle avait révélé des indices pour que les utilisateurs puissent les voir et disposer de quelques minutes pour se rendre sur les lieux et gagner cette paire de chaussures avant qu’elle ne soit pris par quelqu’un d’autre. 4.000 londoniens se sont prêtés au jeu et les ventes de produits appartenant à cette collection ont augmenté de 33% le jour suivant le jeu de piste.

Jimmy Choo et le sac déposé dans la rue

Jimmy Choo dépose un sac avec une paire de chaussures à l'intérieur afin de faire gagner ses followers.

Prenons un cas, celui de la multinationale Starbucks. La société va surtout jouer sur la personnalisation de la marque. Twitter n’est pas seulement le lieu dans lequel les opérations marketing peuvent se faire, mais il permet aussi de créer une stratégie de communication différente.

Généralement, les utilisateurs de Twitter aiment parler à de vraies personnes, comme dans le cas des célébrités, pour lesquelles les fans s’abonnent. Starbucks l’a bien compris. La société a choisi de mentionner un nom propre d’une personne réelle dans la description de son profil. C’est donc « Brad » qui sera le porte parole de la marque. Lorsqu’un utilisateur interagit avec Starbucks sur le réseau social, il ne parle pas à une grande multinationale mais à une personne réelle et cette personne est Brad.

Nous considérons donc que Starbucks a un visage. Par ce tweet, il est maintenant possible de mettre enfin un visage sur la marque, et surtout sur les gens avec qui les utilisateurs communiquent sur Twitter. Cela amène un aspect plus personnel aux communications digitales et c’est ce que les utilisateurs recherchent sur Twitter.

Quand Starbucks tweet pour ses followers

Starbucks tweet souvent pour faire réagir ses followers et ses consommateurs de boissons chaudes. C'est Brad qui est l'intermédiaire entre la marque et les consommateurs internautes.

L'équipe de community management

L’interaction sur Twitter est aussi importante pour que les utilisateurs soient fidèles à la marque. On remarque que Brad, communiquant pour Starbucks, a une excellente interaction avec la communauté et le nombre de ses réponses est impressionnant.

Beaucoup d'interactions avec Brad, le community manager de Starbucks

C’est un aspect important qui démontre une nouvelle fois l’aspect personnel de Twitter.

Les entreprises qui réussissent à personnaliser leur compte et être aussi proche de leurs utilisateurs  parviennent à obtenir la confiance de leurs consommateurs.

III. TWITTER : LES LIMITES

A. Points négatifs, utilisations à bannir, risques…

  • Restrictions mises en place par Twitter

Outre la limite des 140 caractères inhérente au concept de Twitter, le réseau social présente bien d’autres restrictions. La plupart de ces mesures visent à limiter les spams.

  • 1000 : le nombre de tweets maximum autorisés à émettre en une journée, c’est beaucoup mais pour une entreprise, c’est facilement faisable
  • 15 : le nombre maximum de caractères possibles pour le nom d’utilisateur. Il faut en effet penser aux gens qui veulent rediffuser vos messages ou répondre : plus le pseudo est long, et plus cela entame la limite des 140 caractères
  • 700 Ko : le poids maximum de l’image de profil
  • 250 : le nombre maximum de messages directs que l’on peut envoyer en une journée. Une bonne mesure anti-spam.
  • 1000 : le nombre maximum d’utilisateurs qu’on peut suivre en une journée. Là encore, il s’agit d’une restriction visant à empêcher le mass-following : suivre un nombre incalculable de gens en espérant qu’ils vous suivent en retour.
  • 150 : le nombre maximum de requête qu’un utilisateur peut effectuer sur l’API en une heure. Cette mesure est davantage destinée aux applications tierces utilisant l’API Twitter.
  • 2000 : une fois 2000 personnes suivies, un ratio followers/followings s’applique. Cela signifie que l’utilisateur ne peut plus avoir davantage de followings que de followers passée cette limite, et doit attendre que des gens décident de le suivre avant de pouvoir en suivre à son tour.
Restrictions mises en place par Twitter
  • Utilisations à bannir et fautes à éviter

L’interaction que propose Twitter peut être bénéfique pour une entreprise, mais on doit prendre le temps d’y investir correctement et il est nécessaire de bien suivre les règles énoncées précédemment.

Voici les principales erreurs effectuées avec Twitter :

– Diffuser trop de Tweets, Twitter est un site très intrusif, il faut limiter les messages sinon cela peut être considéré comme du SPAM et peut pousser les followers à se désabonner.

– Ne pas apporter des informations à valeur ajoutée et tweeter que des banalités (ex : Nadine Morano, ministre de l’apprentissage qui fait beaucoup de bruit sur twitter avec ses multiples tweets qui déballent sa vie sur le net)

– Ajouter beaucoup de suiveurs sans faire attention à leur qualité

– N’utiliser Twitter que pour faire de la promotion personnelle, l’entreprise peut être perçue comme trop centrée sur elle même. Elle peut parler d’une cause qu’elle supporte,…

– être réactif aux questions posées sans faire attention ce que l’on écrit, il n’y a pas de droit à l’oublie, tout reste gravé et un dérapage est vite arrivé.

– Publier en “vagues” des dizaines de Tweets, puis ne plus rien écrire pendant des jours. Cela peut être perçu comme un délaissement auprès des followers.

– Ne pas optimiser son profil : images, biographies, site web,… la page de l’entreprise doit être agréable visuellement pour que les internautes aient envie de s’y rendre.

Point négatif de twitter : Les messages envoyés sont perdus dans la foule des messages dès qu’un de vos suiveur suit plus de 50 personnes.

B. Exemples

MC DONALD’S

Mc Donald’s : le premier Bad Buzz de l’année 2012 sur Twitter !

Mc Do a lancé la dernière semaine de janvier, une campagne Twitter sous le mot clé #McDStories.

Une série de vidéos vantant la qualité des ingrédients, témoignages de fournisseurs «heureux» à l’appui était associée à cette campagne McDo sur twitter, #McDStories.

Mauvais tweet pour Mcdonald

Mc Donald’s : le premier Bad Buzz de l’année 2012 sur Twitter

L’idée du géant de la restauration rapide était alors d’encourager les internautes à partager leurs expériences chez McDo. Mais la marque aurait peut-être due préciser qu’il s’agissait de témoignages positifs car ce tweet s’est retourné contre eux. Au lieu de suivre l’exemple, les internautes se sont moqués de la chaine de Fast food et ont raconté des anecdotes toutes plus ignobles et répugnâtes les unes que les autres. Ainsi, une heure après le lancement de cette campagne, des opposants de MacDo se sont emparés du hashtag, #McDStories, et se sont mis à parodier les messages de MacDo. Ils se sont déchainés et des centaines de messages ont été publiés. Ceux-ci parlaient de la cruauté de la marque envers les animaux, les additifs mis dans les sandwiches,…La campagne a aussitôt été supprimée.

Matthew Patterson tweet contre Mcdo

Matthew Patterson tweet contre Mcdo

Si, à la base, la marque pensait avoir eu une brillante idée de campagne social média, aujourd’hui le département communication doit amèrement regretter cette initiative. McDo a depuis bien pris soin de ne plus rien tweeter avec le hashtag #McDStories mais il désormais est trop tard, le bad buzz a bel et bien été révélé sur la toile.
Un bad buzz qui démontre une fois de plus que les médias sociaux sont des instruments à double tranchant pour les campagnes de communication des marques. Les entreprises qui ne sont pas suffisamment préparées à réagir face à ce genre de crise sont averties : sur les médias sociaux, ce sont encore les internautes qui ont largement le pouvoir.

LA REDOUTE

La Redoute : un bad buzz transformé en coup marketing

Tout commence par une photo supposée anodine, d’enfants sur une plage habillés par la Redoute. Mais à y regarder de plus près on distingue assez nettement un baigneur nu. Quand le site nous invite à survoler l’image pour zoomer, forcément, on peut vérifier tous les détails du cliché. Alors, bien entendu, on se demande comment est-il possible que ce « détail » ait pu échapper à l’ensemble des intervenants de la chaîne de production.

Il est midi lorsque qu’apparaissent les premiers messages sur Twitter :

Premiers tweets contre la Redoute

Des bad tweets ont été mis en avant par les internautes, contre la redoute

A13h, les images sont supprimées et un message d’excuse est publié sur Facebook et Twitter, ce qui a pour effet d’attirer l’attention des 710 798 fans. Ces excuses certes inévitables n’ont fait qu’amplifier le phénomène.

La Redoute s'excuse par le biais de son compte Twitter.

Après un bad buzz, la redoute essaye de se rattraper à travers un tweet d'excuse sur twitter

Très vite, #laredoute devient Trendy Topic sur Twitter, l’alerte est donnée : il se passe quelque chose d’anormal…

13h26 : le site minutebuzz publie un article dédié, et l’annonce sur Facebook à plus de 25 500 abonnés.

L’article est lui-même relayé plus de 400 fois sur Facebook et plus de 200 fois sur Twitter.

Tout le monde s’empare de l’affaire.

Mais La Redoute ne s’avoue pas vaincue et vient de retourner la situation en sa faveur en tentant de récupérer à son avantage ce “buzz” négatif pour en faire un bon coup de publicité rentable et efficace.

Le n°1 de la vente à distance a renouvelé ses excuses par l’intermédiaire de sa directrice e-commerce, qui, sur un ton très sérieux présente à nouveau ses excuses à propos de “l’homme nu” et affirme que d’autres erreurs ont été retrouvées sur le site internet. Un exemple d’erreur retrouvée sur le site : Un pull soldé à 25€ au lieu de … 25392€.

Et elle lance un appel aux internautes : tous ceux qui découvrent une erreur sur le site gagneront des bons d’achat.

Le jeu est proposé du 1er au 12 février. Il s’agit d’un coup de marketing de crise bien ficelé.

La Redoute a su réussir à rebondir avec humour au bad buzz dit « de l’homme nu » sur son site !

CORA

Les faits :

Le 24 Septembre 2011, une caissière de l’hypermarché Cora à Mondelange en Moselle a récupéré un ticket de caisse contenant une réduction de 1€ pour un hamburger qu’une cliente a laissé en quittant la caisse. La direction du magasin Cora décide d’entamer une procédure de licenciement de la caissière. Anne-Marie Costa caissière se retrouve ainsi accusée de vol.

Le BadBuzz

Un petit encart dans le républicain Lorrain suivi d’une chronique sur France Inter à 08h00 du matin mettent le feu aux poudres, et le billet de l’Express embrase la toile.

Sur Twitter, le volume de tweets contenant le mot clé CORA est passé  du néant à 240 mentions moins d’une heure après la publication du billet de l’express puis 1189 mentions pour atteindre le pic de la journée à 1363 mentions vers 12h. Ce pic est due au tweet de Maitre Eolas qui a déclenché la vague. Il a été retwitté des centaines de fois dans les minutes qui ont suivi. Avec près de 50 000 abonnés sur Twitter, Maître Eolas se révèle être un vrai influenceur.

Sur Twitter les mots clés #CORA et Mondelange ont figuré longtemps parmi les trendings topics, c’est à dire les mots les plus utilisés sur Twitter en France. (cf graphique).

Le graphique montre l'évolution des tweets

En fin de soirée, la direction de Cora a réagit via sa page Facebook pour annoncer l’abandon de la procédure de licenciement.

Cora réagit via sa page facebook pour annoncer l'abandon de la procédure de licenciement.

CONCLUSION

Comme tous les réseaux sociaux, le concept peut laisser perplexe vu de l’extérieur : on dispose déjà du mail pour les correspondances en différé et de la messagerie instantanée pour le direct, pourquoi vouloir à tout prix investir cet espace intermédiaire?

Mais finalement, nous avons vu que la popularité du service est facile à expliquer. En effet, pour une entreprise, Twitter est non seulement un moyen simple et efficace de tenir ses consommateurs, clients au courant de son activité, mais également un canal d’information intéressant où elle peut effectuer de la veille informationnelle et concurrentielle.

Grâce au système largement adopté des hashtags, Twitter permet de savoir en quelques clics ce que de nombreux utilisateurs ont à dire sur un sujet donné.

A l’heure où vous parlons, des milliers de gazouillis sont diffusés sur la toile, des infos sont diffusées par les entreprises, les consommateurs réagissent, dialoguent entre eux,.. toutefois nous avons vu que Twitter peut se révéler très dangereux pour une entreprise, l’information circule très rapidement et les entreprises se retrouvent parfois piégées par la rapidité de diffusion des informations favorisant ainsi les Bad Buzz. Le pouvoir que les internautes ont grâce à ce réseau social est incontestable.

Pour finir, il me semble nécessaire de parler de la récente décision de Twitter de filtrer certains messages en fonction du pays où se trouve l’internaute. Cela relance le débat sur la position du réseau social sur la question de la liberté d’expression. La société a indiqué jeudi 26 janvier 2012, sur son blog qu’elle se donnait dorénavant la possibilité de bloquer la diffusion de certains messages à destination des utilisateurs d’un pays donné tout en les laissant accessibles dans le reste du monde. Le site ajoute que par souci de transparence il a mis en place un mécanisme informant l’utilisateur que la diffusion d’un tweet est bloquée.

Jusqu’à présent, Twitter devait supprimer un « tweet » de son réseau si un gouvernement en faisait la demande.

Certes, jusqu’à présent, nous n’étions pas libres de pouvoir tweeter tout et n’importe quoi et les règles de Twitter imposaient heureusement des limites (promotion d’activité illégale, violences et menaces, violation de la confidentialité d’autrui etc.).

Cette révision de la politique de Twitter dérange car l’entreprise américaine semble apporter sa contribution à la restriction des libertés sur Internet.

NOTRE VIDEO

LE MARKETING MOBILE EN 2012

Le marketing mobile: quelles perspectives ?

 

Bien plus qu’un simple outil d’échange et de communication, le mobile est devenu un média.Utilisé seul ou en complément des autres médias traditionnels ( TV, radio, presse et internet), il va permettre aux annonceurs d’innover  leur stratégie de communication et  d’instaurer une nouvelle relation avec la cible  .

Intro

Le marketing cherche sans cesse des innovations afin de s’introduire partout dans notre quotidien. Avec le développement de l’Internet mobile et l’explosion des smartphones, quoi de plus normal que la tendance soit au marketing mobile.
Ce nouveau canal de communication se veut plus direct, plus interactif et plus personnel que tous les outils traditionnels. Toujours avec la cible, le portable permet en plus de délivrer directement le message dans sa sphère intime.
Cependant, les retours concernant ce nouveau mode de promotion sont assez difficiles à évaluer, les méthodes employées étant bien souvent jugées trop intrusives.
Ainsi la question qui en découle de ces affirmations est la suivante:

                            » En quoi, le mobile peut-il permettre une stratégie marketing plus efficace ? « 

I) Le marché de la téléphonie mobile en France

A) ETAT DES LIEUX DU MARCHÉ

 C’est un marché qui est en pleine croissance, selon le baromètre « Baromètre UDA/Opinion Way 2010 », 47% des annonceurs souhaitent prochainement démarrer des campagnes de marketing mobile (contre 21% aujourd’hui). Parmi eux, plus d’un tiers développent déjà des applications mobiles.

Création de deux associations qui essaient de structurer un secteur de plus en plus encombré: l’Association française de multimédia mobile (AFMM), qui édite notamment Le Guide du marketing mobile, et la (MMA) Mobile Marketing Association France. Ces deux associations rassemblent à elles deux la quasi-totalité des acteurs du marché. Par ailleurs Nicolas Guieyesse, le délégué général de l’AFMM estime que : « En France, le marché du marketing mobile est encadré pour garantir le développement d’un marché durablement viable ».

B)  DES CONSOMMATEURS DEVENUS  DES MOBINAUTES DE  PLUS EN PLUS ASSIDUS

La mobilité favorise tous les usages d’Internet, comme le téléchargement d’applications : près de la moitié des possesseurs de smartphones ont téléchargé une application en 2010.

Par ailleurs, c’est ce boom de l’internet sur le mobile : de plus en plus de clients utilisent Internet grâce à leur mobile. C’est ce que montre une étude de Régie-SFR et GroupM réalisée en mars dernier. La France compte en effet 4 millions de mobinautes quotidiens et cette tendance va s’accroître. De 2010 à 2011, la souscription d’options Internet a crû de 62 %, sans compter l’essor des Smartphones, Iphones, Blackberry et HTC…..

Par ailleurs, le comportement favorable des mobinautes constituerait un « vivier pour l’e-marketing « . En effet, selon les chiffres de l’AFMM, le mobile est un véritable moyen pour toucher les usagers. On constate :

– un très bon taux d’équipement. 91% des français possèdent un téléphone mobile.

– 56% des clients possèdent un mobile haut débit (3G/3G+……)

– 58% des usagers affirment disposer d’une option de connexion à l’internet mobile.

– un excellent taux d’utilisation : 94% des mobinautes  ont déjà lu ou envoyé un SMS.

 

Avec l’explosion des smartphones, près de 10 millions de personnes en sont équipées au 3ème trimestre 2010 selon Mediametrie (mesure d’audience télévision, radio, cinema, internet).

L’arrivée des tablettes : une part croissante des Français sont des internautes connectés en permanence.

En moyenne, on compte ainsi tous les mois 15,5 millions de mobinautes, soit 3,3 millions de plus que l’année dernière. Et la moitié de ces mobinautes ont un usage avancé de l’Internet mobile: MMS, services mobiles, radio, vidéo/TV,email, messagerie instantanée, chat, visiophonie.

D’après l’étude SFR-Régie-GroupM, a établie le portrait-type des mobinautes:

– 60% des usagers qui se connectent quasi-quotidiennement sont des hommes.

– Catégories socio-professionnelles supérieures (50%)

– Tranche d’âge: 16-25 ans (40%), 35-49 (35%), 25-34 ans (18%)

– Leurs attentes: avoir des infos commerciales pratiques (bons plans, promis, services pratiques….)

– Ils utilisent le mobile en complémentarité avec les autres médias (télévision, Internet, radio…)

 II) Le Concept Marketing et ses enjeux

 A) SON FONCTIONNEMENT 

Avec le développement des smartphones, les annonceurs disposent d’un nouveau canal pour fidéliser leurs clients.

Le trafic web mobile augmente chaque année davantage. Le marketing mobile s’impose comme un outil indispensable pour promouvoir sa marque et toucher le consommateur à tout moment, avec toujours plus d’interaction et de personnalisation.

1) SMS/ MMS ET MARKETING

Les campagnes de marketing mobile basées sur le SMS et le MMS sont actuellement les plus répandues en France. L’objectif consiste à envoyer un message contenant du texte ou des vignettes pour présenter un produit suivi d’un bon de réduction. Ce type de campagne est majoritairement utilisé pour des campagnes spontanées ciblant des consommateurs.

Cependant, il faut bien différencier une campagne de SMS d’une campagne de MMS. Que ce soit l’objectif ou le prix, les différences sont notoires.

En effet, le SMS est un message texte sans image composé au maximum de 160 caractères contrairement au MMS qui peut contenir du son, une vidéo, du texte ou une photo.

Au niveau marketing, on convient à dire que le SMS est préféré dans les opérations de marketing direct alors que le MMS est utilisé dans des campagnes de communication plus élaborées nécessitant une argumentation plus complète. De ce fait, le MMS peut aider à améliorer l’image de marque d’un annonceur. Le SMS est le moyen de communication idéal pour communiquer des choses simples sur un panel important.

Le MMS est un complément idéal pour une campagne destinée à faire connaître ou à dynamiser une marque. En effet, étant donné que le message peut être plus complet, il est possible d’y inclure image ou vidéo de la marque.

Pour limiter les abus, le marketing mobile est soumis à un certain nombre de règles juridiques très strictes. La CNIL protège par exemple les consommateurs des envois les dimanches et jours fériés et les envois obligatoires doivent être faits entre 8h et 21h.

Pourquoi est ce bénéfique de l’utiliser ?

– Un taux de lecture très important.

On peut affirmer sans aucune prétention que le taux de lecture d’un SMS varie aux alentours de 95% à 100%. Le taux de lecture est bien entendu évalué sur la base de SMS qui ont été reçus. Comme un peu tout le monde, lorsqu’on reçoit un SMS sur son téléphone portable, on a le réflexe de le lire. Les rares cas où on ne le lit pas, c’est qu’en le recevant étant occupé à faire autre chose, on a oublié de l’ouvrir par la suite. D’où un taux très important de lecture.

– Des campagnes ciblées.

Les campagnes qui sont faites, sont diffusées vers des contacts ciblés en fonction d’un thème précis. Une campagne mobile ciblée a forcément un retour plus important qu’une campagne “aveugle”.

– Une diffusion rapide.

La diffusion des SMS selon les outils choisis, peut être très rapide. En conséquence, la stratégie à mettre en place est quelque peu différente des autres supports de communication qui subissent un temps de latence avant les premières réactions.

Avec une campagne SMS, les réactions sont quasi spontanées et massives. Dès la réception du message, d’une manière générale, les contacts sont pris, les appels sont passés pour en savoir plus sur l’offre. Il faut donc avoir soit un bon standard téléphonique et quelques personnes pour répondre aux questions et aux commandes, ou demander les services d’un centre d’appels pour centraliser toutes les requêtes. Dans tous les cas, au lancement d’une campagne SMS, des interlocuteurs doivent avoir toutes les informations en main pour répondre au plus grand nombre rapidement.

– Une image dynamique et moderne de l’expéditeur.

Il est très souvent constaté lors de campagnes mobiles que l‘image des annonceurs est qualifiée de dynamique et moderne. Si vous voulez redorer un peu votre blason parce qu’on vous a qualifié de ringard, une bonne petite campagne SMS et c’est reparti comme en 40.

– Une relation de proximité.

Il est d’usage, lorsqu’on reçoit un SMS de penser que le SMS reçu a été adressé spécifiquement à soi tout seul. Ce sentiment de lire un SMS qui est pour soi tout seul renforce l’idée que l’annonceur nous aime bien et qu’il souhaite nous faire profiter de son offre. Le fait de le recevoir par SMS sur son portable crée une relation plus proche avec son annonceur. Un premier pas vers la fidélisation d’un client.

2) BLUTOOTH ET MARKETING

Comme son nom l’indique, consiste à faire de la publicité sur les terminaux mobiles en utilisant la fonction Bluetooth.

Le Bluetooth est une technologie de réseau personnel sans fil d’une faible portée permettant de relier des appareils technologiques sans aucun réseau filaire. L’objectif est de transmettre des données ou de la voix sur un rayon qui peut aller jusqu’à une centaine de mètres en utilisant une faible consommation électrique.

Le Bluetooth Marketing appelé communément Bluecasting utilise donc ce système pour délivrer de l’information aux personnes passant près de bornes. Celles-ci sont cachées dans le mobilier urbain tels les panneaux publicitaires. Elles peuvent alors compléter le message de l’affiche par un bon de réduction, une vidéo ou tout autre support promotionnel.

Ce système est donc réservé aux grands comptes mais peut être intéressant sur des campagnes de buzz marketing.

En effet, au lieu de l’affiche habituelle indiquant un site internet sur lequel aller visionner une vidéo, le téléchargement pourrait se faire de manière transparente sur le terminal mobile du passant qui pourrait alors le transmettre, toujours par la même façon à ses connaissances. Mais l’avantage qu’offre le Bluetooth est aussi un inconvénient. En effet, il faut que chacun l’ait activé sur son mobile ce qui est loin d’être le cas actuellement.

 B) SES PRINCIPAUX OBJECTIFS 

 Le mobile demeure un média riche au service de tous les objectifs Marketing: Internet mobile, SMS, MMS, flashcode, publicité mobile …

En effet, les annonceurs disposent de multiples outils pour instaurer un dialogue riche et personnalisé avec les consommateurs via leur téléphone mobile. Ces outils mobiles permettent aux annonceurs d’atteindre efficacement tous types d’objectifs marketing. Aussi, ils peuvent être utilisés ensemble ou séparément, dans le cadre d’actions ponctuelles ou durables, seuls ou en compléments d’autres médias.

On distingue 4 principaux objectifs du marketing mobile :

1) Développer sa marque 

Le Media mobile est un canal de communication supplémentaire pour promouvoir sa marque ou lancer de nouvelles offres. Avec un site Internet optimisé pour le mobile, l’annonceur se rend facilement accessible et peut échanger avec le consommateur à tout moment. L’impact de ses campagnes multi-canal est renforcé grâce à la publicité mobile et aux campagnes de SMS et/ou MMS. L’annonceur profite enfin de l’image innovante associée à ce nouveau média interactif.

2)  Conquérir de nouveaux clients

Le mobile est un instrument efficace de promotion et de conquête client. Par l’envoi de SMS,MMS ou wap pus: l’annonceur informe les consommateurs qui le souhaitent (opt’in) de l’actualité de sa marque, de ses offres ou évènements. Il peut prolonger le dialogue en leur proposant de se connecter à son site mobile ou d’appeler un téléconseiller (« click-to-call »).

Ces campagnes permettent de relayer des offres promotionnelles, d’augmenter le trafic et les ventes en magasin, de géolocaliser un magasin proche etc …

En magasin, l’interaction avec le consommateur via le mobile ouvre de nouvelles perspectives. Une variété d’opérations originales pour animer les ventes ,peut être déployée, relayée sur de la PLV ou sur les emballages produits: jeux-concours SMS+ ou MMS+, ventes flash via alertes SMS ou Bluetooth, diagnostics personnalisés sur l’Internet mobile, informations produits  ou conseils d’utilisation par flashcode etc…

3) Générer des revenus 

De plus en plus de marques utilisent le mobile comme canal de vente supplémentaire pour leurs produits et services qu’ils facturent le plus souvent par carte bancaire:

ex: La Redoute, Voyages-sncf.com, Fnac.com…. mais aussi de nombreux pure players Web qui ont décliné leur service sur le mobile: comme Ebay, Vente-Privée, Amazon, BazarChic….

Les conditions de vente et de paiement des produits et services sur le mobile sont aujourd’hui simplifiées et sécurisées. 39% des mobinautes sont d’ailleurs intéressés par la possibilité de payer des biens physiques sur Internet depuis leur mobile (m-commerce)*. 
En rendant l’offre accessible à tout instant, le mobile favorise également les achats d’impulsion.

Le mobile permet également de générer des revenus complémentaires pour les annonceurs et les éditeurs de services mobiles par la monétisation de l’audience de leur site mobile (vente d’espaces publicitaires à des tiers).

4) Fidéliser ses clients **

Le média mobile permet de: renforcer le lien de la marque avec  ses clients et d’augmenter leur fidélité par des  alertes SMS sur la disponibilité d’un produit, suivi d’une réservation ou d’une commande, consultation des points de fidélité ou accès à tout instant à son espace client sur le site mobile, etc.

 

C) LES LIMITES DU MARKETING MOBILE 

 Outil important, voir élémentaire dans une stratégie de communication avec un client (émissions, réceptions d’appels et études de marché, qualification de prospects) à le média mobile possède des avantages et présente toutefois des inconvénients:


AVANTAGES

✓     Ce support peut être utilisé en émission d’appels ou en réception d’appels, en prospection comme en fidélisation.

✓   C’est un outil très complémentaire avec d’autres canaux (mailing, annonce presse, publicité TV, radio, e-mail…) car il permet à la cible de répondre rapidement à une offre.

✓   Le téléphone est très répandu : c’est le canal par excellence pour instaurer une relation à distance, personnalisée et interactive

✓   C’est un support permettant une prise d’informations rapides et une meilleure appréhension des attentes de la cible avec une adaptation en temps réelle aux besoins du consommateur.

INCONVENIENTS

✓   Coût beaucoup plus élevée que les autres supports de MDM: appel sortant entre 5 et 10 euros HT le coût du contact, pour un appel entrant entre 2 et 4 euros HT.

✓   Formation permanente des équipes de téléopérateurs et des outils du call center.

✓   Ressenti souvent comme une agression publicitaire (liste orange Telecom)

✓   Beaucoup de blocage au niveau du filtrage en B to B

✓  Coût élevé du marketing téléphonique : entre 2 et 10 € HT le contact, selon l’appel entrant ou sortant.

III) DES EXEMPLES CONCRETS  DE MARKETING MOBILE 

Pour illustrer notre exposé, nous avons décidé de dédier cette troisième partie à des exemples précis de marketing mobile. Pour cela, nous avons fait des focus sur trois campagnes innovantes synonymes de réussite.

A) LE CAS HEINEKEN :  qui utilise le stéréotype masculin dans le marketing mobile 

En 2011, Heineken, marque de bière hollandaise, a lancé son application mobile pour iPhone, iPod Touch : le StarPlayer. Ce jeu de football en direct permet aux fans de suivre les rencontres de Ligue des Champions sur la télévision et de jouer en temps réel sur un ordinateur via Facebook, un iPhone ou un iPod Touch. Ce jeu a été crée et conçu par l’agence digitale AKQA.

Exemple d'une campagne mobile de la marque Heineken

– Un jeu de pronostics StarPlayer est un jeu double écran qui permet de faire des pronostics en direct sur les matchs de la Ligue des Champions. Ainsi pour marquer des points, les joueurs doivent anticiper sur le déroulement des rencontres : prédire à quel moment où il y aura des corners, coups francs, fautes, tirs arrêtés, pénalties, buts dans les 30 prochaines secondes. Plus les pronostics des joueurs s’avèrent exacts, plus ils remportent des points. StarPlayer change le fait de regarder un match à la télévision en une expérience sociale interactive entre les fans du ballon rond. L’utilisation de la technologie double écran est une véritable innovation, une première mondiale.

– Le multitasking Grâce à cette application, téléchargeable gratuitement sur l’iTunes Store, iPhone ou iPod Touch, Heineken et son agence montrent qu’il est possible de faire plusieurs choses en même temps : c’est le multitasking, une tendance grandissante dans la consommation des médias. Cette application permet à Heineken de mettre en avant son partenariat avec l’UEFA Champions League. Rappelons que la marque est l’un des partenaires qui a conclu un accord avec l’UEFA pour la période 2009-2012.

 B) CAMPAGNE CORNETTO, qui allie mobile et street marketing en Turquie 

De plus en plus, les entreprises innovent en associant une campagne de marketing mobile traditionnelle avec des opérations de street marketing. L’exemple le plus significatif est celui de Cornetto. En 2010, la compagnie de confiseries glacées a su créer un happening plus qu’impressionnant lors d’un événement sur un bâtiment de l’avenue Istiklal à Istanbul en Turquie. En mélangeant le marketing terrain et la mobilité, l’entreprise a su innover par la projection d’un jeu d’arcade format géant.

Exemple d'un évènement mis en place par la marque Cornetto

Grâce à ce jeu projeté sur un immeuble du centre-ville, Cornetto a réinventé la traditionnelle dégustation de produits. Par l’entremise de leur téléphone cellulaire, les gens pouvaient se connecter au jeu en textant «cornetto» au 655-444. Ceux-ci prenaient ainsi le contrôle d’un des cinq personnages visibles sur la bâtisse. Leur mission : amasser trois logos «Cornetto» en 45 secondes. Les gagnants recevaient automatiquement un message texte qu’ils pouvaient échanger contre un produit de la marque.

Cette campagne a été une réussite puisque 3 500 personnes ont participé à l’activation. Un chiffre impressionnant qui a valu les éloges des commerçants du secteur et par les dirigeants de la marque.

Pour la petite histoire, Cornetto a reçu le prix de la meilleure campagne publicitaire et marketing mobile lors du Global Award Mobile de 2011

* En 2010 en Turquie, Cornetto a lancé une campagne alliant street marketing et marketing mobile qui permettait via un jeu d’arcade de gagner des produits de la marque.

 C) CAMPAGNE AXE :   quand le marketing mobile devient sexy 

Pour terminer, en 2009, Axe a lancé une belle opération d’interactivité utilisant une solution mobile et les médias imprimés classiques.

Exemple d'une opération marketing mobile par la marque Axe

Mis en place par l’agence Low Ginko Agency en Uruguay, cette campagne joue sur les codes de la restriction parentale. En partant d’une annonce presse sexy, bardées de carrés blancs la censurant, le consommateur est invité à la compléter en envoyant le code “AXE au 2345 uniquement après 21H”. Quelques secondes après l’envoi du short code, il reçoit la partie manquante de sa pub.

Simple et efficace, cette campagne a été une véritable réussite et a marqué les esprits des consommateurs surtout masculins.


Google, état de l’empire en 2011 !

Par sa valorisation,Google est l’une des premières entreprises mondiales puisque 
sa cotation en bourse est de l’ordre de 210 milliards de dollars. Fort de ses 20 000
employés dont la plupart travail au siège de Google ; le Googleplex, à Mountain View en
Californie, Google continue sa croissance notamment grâce à sa politique et sa stratégie
de concentration horizontal, qui consiste pour une entreprise à étendre son réseau, en
acquérant ou développant des activités économiques

logo Google actuel

Qui ne connaît pas Google ? 
Impossible de passé à coté du moteur de recherche le plus connu et le plus puissant du web.
90 % de PDM en Europe (oct2011)

    Fondée en septembre 1998 par deux jeunes étudiants, Larry Page et Sergey Brin
en Californie, Google est connu pour la situation monopolistique de son moteur de
 recherche.

       Google s’est donné comme missions, « d’organiser l’information à l’échelle mondiale et
 de la rendre universellement accessible et utile ».

      En 2010, ce sont plus de 1 000 milliards de pages web qui ont été indexé par Google qui
représente 6,4 % du trafic internet mondiale et affiche une croissance supérieure au
web.

       Ainsi, Google est le symbole du monde des services gratuits, ergonomiques, performants
 et sans limites, grâce à la publication de nombreux logiciels et services. Cependant, la
situation croissante de monopole et les questions de vie privée inquiètent de plus en
plus, depuis l’internaute occasionnel jusqu’à certaines grandes organisations. Google
a également fait l’objet de plusieurs poursuites en justice, notamment pour plusieurs 
affaires de compatibilité de copyright et pour sa plateforme Google Books.

I/ORIGINE DU NOM ET FONDEMENTS

        A_ L’origine du nom 

        Le nom de l’entreprise Google a pour origine le terme mathématique « googol » ou
 gogol en français, qui désigne 10100, c’est-à-dire un nombre commençant par 1 suivi
 de cent zéros. Larry Page et Sergey Brin demandèrent en 1997, à d’autres étudiants 
en informatique, de l’aide pour nommer le fruit de leur travail. L’idée serait venue de 
Sean Anderson, qui suggéra « googolplex», nom qui séduisit Larry Page. Il lui demanda 
d’aller enregistrer le nom de domaine « googol ». Sean Anderson se serait alors trompé
dans l’entrée du nom, en frappant google.com.

       B_Les fondements 

     Les fondements de l’histoire de l’entreprise Google commencent par la rencontre de
deux étudiants de l’université de Stanford en 1995. En cette année, Sergueï Brin (23 ans) et Larry Page (24 ans) sont « pratiquement en désaccord sur tout ». Cela ne
 les empêche pourtant pas, en janvier 1996, de commencer à travailler sur un nouveau
moteur de recherche. Ils nomment leur projet BackRub. Ils imaginent un logiciel qui 
analyserait les relations entre les sites web afin d’offrir des meilleurs résultats que ceux
 donnés par leurs concurrents de l’époque, Altavista notamment.

      Une fois leurs travaux terminés, les deux étudiants commencent à concrétiser leur projet
de moteur de recherche, et à cet effet, achètent un téraoctet de disque dur d’occasion,
afin de créer une base de données. Cette installation sommaire a pris place dans la
chambre de Larry Page20. Sergey loue un bureau et se met en quête de financements.
David Filo, fondateur de Yahoo! convient de l’intérêt de leurs recherches, mais les
encourage à créer leur propre moteur de recherche plutôt que vendre leurs travaux.

      Andy Bechtolsheim, l’un des fondateurs de Sun Microsystems, se laisse convaincre par
Sergey et Larry et leur fait un chèque de 100 000 $ pour financer leur moteur. La société
Google n’est toutefois pas encore créée et Larry garde le chèque dans son tiroir pendant
quelques semaines, le temps d’achever les formalités légales. 
Les deux entrepreneurs sollicitent parallèlement famille et amis, et parviennent
finalement à réunir un million de dollars pour fonder la compagnie. Google Inc. s’installe
 dans un garage de Menlo, loué par un ami, en septembre 1998. La société emploie alors
 trois personnes : Sergey, Larry et Craig Silverstein qui est aujourd’hui directeur de
Google Technology20.

II/QUELS STRATÉGIE DE CONQUÈTE ?

          A_Montée en puissance

          Dès le départ, alors que le moteur est toujours en version bêta, il répond à près de 10 000
requêtes par jour.

      En début d’année 1999, c’est 500 000 requêtes journalières que Google doit gérer. Le
garage qui l’héberge devenant trop petit, Google déménage dans un bureau à proximité de
l’université de Palo Alto en Californie. L’entreprise compte désormais 8 employés.

         Ce qui distingue Google de ses concurrents à l’époque est la pertinence des recherches que
l’ont effectue. Par exemple, en effectuant une recherche en tapant les mots « Bill Clinton »,
Google nous renvoie d’abord au site de la Maison Blanche, alors qu’un concurrent comme
AltaVista ne fait apparaître le site qu’après des dizaines d’autres lien. L’autre avantage de
Google est qu’il affiche les mots-clés en gras dans le contexte d’une phrase pour chaque lien,
alors qu’AltaVista ne fournit, à l’époque, que les liens eux-mêmes.

      Le 7 juin 1999, après avoir obtenu 25 millions d’investissements, la société déménage une
seconde fois vers son emplacement définitif, le Googleplex, situé à Mountain View, en
Californie. Le 9 septembre, Le moteur de recherche, jusque-là en version bêta, achève sa
phase de test. Google assure alors la gestion de 3 millions de recherches par jour.

Googleplex

      Le 9 mai 2000, le moteur de recherche est disponible en 10 nouvelles langues : allemand,
danois, espagnol, finnois, français, italien, néerlandais, norvégien, portugais et suédois,
permettant à la société de pénétrer de nouveaux marchés et de gagner en importance.

     Tout juste un mois plus tard, en juin 2000, Google est le premier moteur de recherche à avoir
référencé un milliard de pages web. L’entreprise cherche à étendre la portée de son moteur en
concentrant ses efforts sur l’Asie, avec les versions chinoise, japonaise et coréenne, puis au
monde entier, totalisant 26 langues dès le 27 mars 2001.

      Fin octobre 2000, Google signe un partenariat avec Yahoo! et commence à proposer de la
publicité ciblée en fonction des mots- clés. L’année 2000 se termine avec la publication de la
barre d’outils Google (Google Toolbar), proposée depuis en téléchargement gratuit, et voit le
trafic journalier du site dépasser les 100 millions de requêtes ce qui représente plus de 1 000
requêtes/seconde en moyenne. Google devient un phénomène mondial.

       L’année 2001 est marquée par une conquête physique du monde et par l’annonce de la 3
milliardièmes pages indexées.

        Le moteur de recherche continue ainsi sa croissance, et est décliné en plus de 100 langues en
2004 et 150 en 2010. Google devient le premier moteur de recherche sur Internet, utilisé par
80 % d’internautes américains contre seulement 35 % de Chinois, qui préfèrent l’outil chinois 
Baidu.

      En Août 2011, le site annonce une mise à jour de son algorithme dénommée « Panda » dans 
l’ensemble des versions du site (exceptés les versions chinoises, japonaises et coréenne) afin 
de faire baisser la visibilité des sites sans valeurs ajoutées comme les comparateurs de prix ou
les agrégateurs de contenus.

     Le 29 avril 2004, l’entreprise émet une demande pour entrer en bouse. Cette demande aboutira
4 mois plus tard par son introduction sur le NASDAQ à Wall Street.

       B_Diversification (technique d’acquisition)

    C’est à partir de 2002 que l’entreprise diversifie son activité, basée jusqu’alors sur son moteur 
de recherche. Google propose aux entreprises le GB-1001 de Google Search Appliance,
permettant de se connecter à leur réseau informatique afin de bénéficier des fonctions de
recherche sur leurs propres documents.

    Une importante nouveauté de cette année est aussi la fonction Labs. Elle permet aux
utilisateurs de tester les services et produits non finalisés avant leur date de sortie. En
septembre, Google met en place Google News, service permettant d’afficher des pages web en
rapport à l’actualité et en fonction des mots-clés de l’utilisateur.

       Le 22 janvier 2004 Google s’essaie au monde des réseaux sociaux en mettant au point son
propre réseau social : Orkut. Ce projet ne rencontra pas le succès escompté, sauf au Brésil et
en Inde.

     Le 1er avril 2004 Google propose Gmail, son propre service de messagerie électronique avec
une capacité initiale de 1 Go annoncée doublée pour 2005. Cette capacité est totalement
inédite et foudroie la concurrence, à l’exemple de MSN hotmail, dont la capacité lui était
500 fois inférieure. Gmail instaure donc l’ère de la messagerie email en ligne. Son succès se
traduit par un nombre croissant d’utilisateurs, 176 millions début 2010.

      Début juillet 2004, Google rachète Picasa et propose une visionneuse d’images. Ce logiciel est
 couplé à un compte en ligne permettant de stocker une galerie avec un capacité de 100 Mo. 
Le service connaîtra un certain succès, mais sera concurrencé par le service Flickr de Yahoo!
lancé en début d’année et par la Windows Live Photos en 2008.Trois semaines plus tard Google rachète Keyhole, une société de cartographie numérique qui
sera à la base de Google Earth lancé un an plus tard en 2005. La même année Google lance
Google Desktop search (interface unique permettant à l’utilisateur d’effectuer des requêtes
sur Internet, sur les différents services proposés par la firme californienne ainsi qu’au sein
des disques durs de la machine Informatique), Google Scholar (permettant d’effectuer des
recherches sur des articles scientifiques des thèses de type universitaires, citations ou encore
des livres scientifiques), et Google Print (rebaptisé Google Recherche de livres, service en
ligne permettant d’accéder à des livres numérisés).

     A ce jour, Google compte 106 acquisitions d’entreprise depuis février 2001. La plus
importante a été le rachat de Motorola Mobility pour un montant de 12,5 milliards de dollars
en Août 2011.

III. GOOGLE REVOLUTIONNE LES STRATÉGIES MARKETING

        Les internautes d’aujourd’hui, grâce à la puissance des outils du web 2.0, sont devenus des porteurs
de la communication qui devient alors 2.0! Le « bouche à oreille » d’hier invisible et insaisissable,
est aujourd’hui largement mesurable et est une source de feedback précieuse pour les entreprises
soucieuses autrement dit 2.0 ! Cet engouement pour le web 2.0 a donné lieu à de nouvelle forme de
marketing et de nouveaux métiers : Marketing viral, Community Management, E-reputation.

Google a ainsi développé une réelle stratégie marketing.

            A_Rappel du marché 

        Le marché des nouvelles technologies en particulier Internet est un marché en grande
impulsion, grâce aux multiples domaines d’activité dont chaque société essaie de prendre
 des parts.

Marché de la publicité en ligne

En 2010, on estime que 40 à 60 milliards de dollars de revenue viendront du web avec
l’utilisation d’une analyse sémantique de la part des sociétés dans ce domaine.
Les technologies du web sémantique ont pour objectif de relever deux principaux défis: une
recherche d’information plus rapide car automatisée et une interopérabilité entre les divers
supports d’information présents sur le web.
Le marché de la publicité en ligne représente au total pour l’année 2007 environ 32 milliards
de dollars.
La part du marché entre les compagnies est de Microsoft 13.3%, Yahoo 20.2% et Google
52.7%

            B_Le positionnement de Google

       Google se positionne sur quatre types de secteur qui sont :


La publicité en ligne: en utilisant leurs outils Google AdWords et Google Adsense : système publicitaire du moteur de recherche Google. Celui-ci affiche des bannières publicitaires, qui sont
ciblées en fonction des mots-clés que tape l’internaute.

Les annonceurs paient lorsque l’internaute clique sur la publicité selon un système d’enchère
et de qualité : plus l’annonce sera pertinente pour l’utilisateur, plus le prix au clic sera bas
et l’annonce en évidence. Ceci afin d’inciter les publicitaires à fournir des renseignements
pertinents par rapport à la demande de l’utilisateur.

AdSense est la régie publicitaire de Google utilisant les sites Web comme support pour ses annonces.
Celles-ci sont le plus souvent contextuelles, mais plusieurs formules sont offertes, et aussi plusieurs
types d’annonces incluant les parrainages de produits Google et le champ de recherche. Les 
annonces sont des textes ou des images, et des vidéos sont également employées par le moteur de
recherche Google et par son service de webmail, Gmail.

– Une suite bureautique sur le web Google Apps : Google Apps est une suite bureautique de
la société Google qui est accessible aux entreprises, aux établissements d’enseignement et
aux organisations à but non lucratif : mairie, association. Les applications en ligne telles que
Gmail, Google Talk, Google Agenda et Google Documents offrent un service global avec une
garantie de sécurité et de conformité pour les messageries électroniques existantes

– Leur moteur de recherche pour entreprise Google Search Appliance : Serveurs Google dédié à la recherche de documents en entreprise

– La recherche et développement avec Google Labs : site de la société Google qui référençait
toutes les applications et outils de Google qui sont à l’état de projet, prototypes ou encore
applications en phase de test. Certaines de ces applications étaient amenées ensuite à faire
officiellement partie du site Google.

Ainsi Google répond directement à la demande du marché par la multiplicité de ses offres.

         C_Mix Marketing de Google

Nous allons analyser les quatre P du marketing de Google.

– Politique du Produit (Product)


Les produits de Google se positionnent dans tout le marché du web tel que la publicité en
ligne, la suite bureautique et les moteurs de recherches pour les entreprises privées. Nous
pouvons catégoriser les produits de Google en trois classes :

Solutions Publicitaire
Les sociétés ont leurs liens commerciaux à chaque fois que des mots clés sont entrés dans le
moteur de recherche. L’outil mis à disposition se nomme AdWords.

Solution Bureautique
Les sociétés peuvent obtenir dans leur réseau interne une suite bureautique ressemblant à
Mircosoft Office qui permet la création de document, tableur, d’agenda en ligne, de courrier
électronique et d’outil de discussion. Cette solution est stockée sur les serveurs de Google
avec une garanti de 99.99% en cas de panne et de problème de sécurité. L’outil offert se
nomme Google Apps.

Solution pour les compagnies Privées
Les sociétés voulant obtenir la solution de recherche de Google dans leur réseau interne
peuvent le faire en achetant le produit Google Search Appliance qui est un serveur dont
Google fournit tout le matériel.

– Politique de Prix (Price)


La politique de prix de Google est une politique d’alignement de prix par rapport à l’offre
du produit qu’il donne à ses clients. Les conditions sont que ses produits varient en fonction
de la demande, allant d’un prix peu élevé avec un minimum d’offre à un prix élevé avec des
offres maximales.
La facturation auprès des entreprises varie selon son ancienneté. Une nouvelle cliente
(entreprise privée) devra payer Google à chaque prestation de services demandés. Lorsque
le département de finance de Google obtient les informations nécessaires du client
(situation financière…), ils peuvent offrir des paiements par mensualité.

– Politique de communication (Promotion)


La stratégie de communication de l’entreprise Google n’est pas la même que c’est
concurrent.
Car il ne fait pas de communication par les canaux de médias traditionnels.
Mais l’idée de ses deux créateurs est que l’entreprise se fasse connaître par bouche-à-
oreille.
D’abord la compagnie a été connu par les spécialiste du web (développeur, fanatique du
web,…) et ensuite par le grand public.
Parmi les principales solutions de communication Google communique part communiqué de presse : il ne se passe pas une semaine sans que nous entendions
parler de Google dans la presse spécialisée du web, économique, ou même grand
public.

Son Logo et nom de compagnie
Google a trouvé un bon moyen de faire parler de lui sans aborder la technique mais en
misant plutôt sur l’affectif des goûts, couleurs et commémorations. A Chaque événement
nous pouvons remarquer que le logo de la compagnie change de forme et d’aspect.

Les communautés des développeurs
Grâce à leur site Googlelabs et GoogelApi, Google offre au développeurs à travers le monde
la création et la mise en place d’outil Google pour leur site web d’où ceux-ci engendre
gratuitement de la publicité pour la compagnie.
Groupe de discussions (forum, blog, newsgroups). Les groupes de discussions guettent les
moindres faits et gestes de Google. Grâce à ces espaces de communications nous pouvons
obtenir chaque nouveauté que Google a mis en place.

– Politique de distribution (Place)


Google est présent à travers le monde et sa distribution des produits se fait directement par
Internet.
Depuis leur site web nous pouvons directement obtenir les produits dont nous avons besoin.

Pour ce qui est de l’étude marketing de la compagnie Google Inc, on constate que depuis
sa création en 1998. La compagnie a connu un succès sans précédent. En à peine 10 ans,
Google est devenu une formidable compagnie et a réalisé des bénéfices extraordinaires :
les employés de Google ont réussi à mettre en place un système de publicité discret et très
ciblé et aussi une diversification de produit pour ses clients privés tel que Google Apps et
Google Search Appliance. Grâce au système de publicité en ligne la société a profité de
cette notoriété sur leur moteur pour récolter des revenus via son site Web ou en offrant ses
services en tant qu’intermédiaire publicitaire.

IV. L’ETAT DE L’EMPIRE EN 2011

        En Europe en 2011, Google possède un quasi-monopole dans le marché de la recherche sur Internet avec, en moyenne, plus de 90% de parts de marché. Sur les autres continents, la concurrence résiste. ainsi en Russie et en Chine, Yandex et Baidu tiennent les places de leader avec respectivement 62% et 51,5% de parts de marché.

         A_Nouveautés (Google)

       Mais Google aujourd’hui, ce n’est pas seulement un moteur de recherche, c’est aussi des dizaines d’applications mises à dispositions des internautes. De rachat en rachat Google agrandit et cultive son empire.
Des coupons de réduction en ligne à la reconnaissance faciale en passant par le traitement des vidéos, Google sait se diversifier.

En 2011 ce n’est pas moins de 20 nouvelles cordes que l’Empire ajoute à son arc.

Date

Nom

Fonctionnalité

septembre 2011

Daily Deal

coupons de réduction sur Internet (une sorte de Groupon en Europe)

septembre 2011

Zagat

avis clients sur le commerce local (à rapprocher des guides Michelin)

août 2011

Deal Map

agrégateur d’offres spéciales chez des commerçants de proximité

juillet 2011

PittPatt

reconnaissance faciale dans les photos et vidéos

juillet 2011

Fridge

fonctionnalités pour les réseaux sociaux, spécialement les groupes privés (Fridge sera inclus dans Google+ pour créer les groupes)

juillet 2011

Punchd

fonctionnalités pour le porte monnaie électronique Google

juin 2011

Sage TV

logiciel media center (réception TV)

mai 2011

SparkBuy

comparateur et moteur de recherche de produits électroniques (20 critères de recherche peuvent être combinés)

mars 2011

Green Parrots Pictures

spécialiste des traitements des vidéos floues et saccadées

mars 2011

Zynamics

spécialiste en sécurité informatique

      Toute fois, c’est par une grande nouveauté, que la communauté des nouvelles technologies, a été surprise.
Google +, un élément, qui, en marchant sur les plates bandes de Facebook, pourrait définitivement assoir la suprématie de l’Empire.
Après les échecs retentissants de ses précédentes tentatives sociales qu’ont été «Wave» (lancé en 2009) et «Buzz» (lancé en 2010 et intégré à Gmail), Google semble miser gros sur ce nouveau projet.
«Google +» se présente sous la forme d’une plateforme regroupant divers moyens de mise en relation, communication et partage, accessibles depuis une barre d’outil spécifique. Chacun de ces moyens venant se greffer autour d’un flux d’actualité comparable au «Mur» Facebook.

On trouve donc:

«Cercles» ou «Circles» qui n’est ni plus ni moins qu’un système permettant aux utilisateurs de «Google+» de créer des groupes distincts d’amis et contacts regroupés par affinités ou tout autre critère. Cercle Familial, Cercle d’Amis, Cercle Professionnel, etc… l’intérêt de la mise en place de tels groupes étant bien entendu de pouvoir communiquer avec les personnes d’un cercle en particulier et de partager des informations avec celles-ci sans pour autant que ces échanges soient visibles par les contacts intégrés à d’autres groupes.
L’innovation majeure dans la fonctionnalité «Cercles» est son système de regroupement par glissé/déposé qui rend l’expérience simple et intuitive, ce que les autres réseaux sociaux ne proposent pas à l’heure actuelle.

«Déclics» ou «Sparks» est un moteur de recherche ultra simplifié qui suggère du contenu (articles, photos, vidéos, etc…) en fonction de vos centres d’intérêts, contenu que vous pouvez partager et au sujet duquel vous pouvez échanger avec vos amis ou cercles d’amis d’intérêts communs.

«Vidéos-Bulles» ou «Hangouts» offre un espace de communication en visioconférence pouvant accueillir un nombre illimité de participants et dont la particularité est de mettre l’accent sur la spontanéité. Lorsque vous créez une Bulle, les contacts du ou des Cercles de votre choix sont informés via leur Mur que cet espace est ouvert, que vous êtes disponible et peuvent s’ils le souhaitent vous y rejoindre pour discuter.

Enfin, «Mobile» ou «Instant Upload» envoi automatiquement et directement toutes les photos capturées à l’aide de votre téléphone mobile (Android, iPhone) sur votre compte «Google+» afin que vous puissiez partager celles-ci à tout moment d’un simple clic. On notera qu’un éditeur de photos (Picnik) est intégré à «Google+», qu’il est possible d’ajouter une légende aux photos et de tagger les personnes qui apparaissent sur celles-ci. 

Sans révolutionner le secteur, Google semble avoir ses chances dans le domaine des réseaux sociaux.
D’après « comScore », le site aurait atteint les 25 millions d’utilisateurs durant la semaine du 24 juillet 2011, soit 1 mois après le lancement.
Il faut désormais se demander si le grand public et plus particulièrement les 750 Millions d’utilisateurs Facebook donneront sa chance à «Google+».

Exemple de profil Google +

       D’un point de vue marketing, Google + , pourrait à l’avenir, comme d’autres réseaux sociaux, devenir un canal de communication, de promotion et de fidélisation non négligeable.
De la publicité ciblée selon les centres d’intérêts de chaque utilisateur du réseau, en passant par les pages entreprises… Google+ pourrait devenir le vecteur de relations privilégiées dans le cadre B to C.

             B_Bilan: Google aussi puissant qu’un état la responsable sociale en moins

          Par son système de référencement et l’ordre de ses résultats de recherche, le géant du web dispose d’un pouvoir sans équivalent sur l’économie numérique et la visibilité de milliers d’entreprises. Sans aucun contrôle ni contrepartie…

           Google a annoncé, début du mois, le 5 novembre exactement,une nouvelle mise à jour de son algorithme, clé du référencement des pages web sur son moteur de recherche. L’objectif : proposer aux internautes les résultats les plus « frais » possibles, c’est-à-dire les plus récents ou les plus récemment mis à jour. Pour les sujets d’actualité ou les événements récurrents, comme les festivals de cinéma ou les compétitions sportives, ce changement a tout d’une amélioration. Paradoxalement, il risque surtout d’avoir des conséquences dévastatrices sur l’économie numérique.

               Déjà en août dernier, la précédente mise à jour de l’algorithme Google, appelée Panda, avait été un coup dur pour des nombreuses entreprises ; les comparateurs de prix notamment, dont les résultats dépendent quasi-essentiellement du trafic et donc du référencement sur Google. L’un d’entre eux, Twenga, a d’ailleurs porté plainte récemment contre le géant du web pour abus de position dominante.
Selon une étude de Searchmetrics.com, certains sites avaient vu leur trafic baisser de 70% en une semaine.

              Et pour cause, les contenus « uniques » (visibles sur un seul et unique site) sont favorisés par Panda. Or, les comparateurs de prix présentent par définition les mêmes produits. Avec cette nouvelle mise à jour, ce sont les contenus les plus récents (et pas forcément les plus pertinents ou les plus appréciés des internautes) qui auront la part belle. Les résultats d’une recherche comme « appareil photo pas cher » risquent donc d’être largement bouleversés.

         Sachant que cette nouvelle mise à jour devrait, selon Google, impacter 35% des requêtes, il y a matière à s’inquiéter pour les entreprises, mais pas seulement.  Si celles-ci continuent à mettre la clé sous la porte, Internet offrira de moins en moins de choix à ses usagers ; ce qui devait pourtant être sa force.
En effet, ce sont principalement les grands sites comme Orange (+66%) ou YouTube (+52%) qui bénéficient de cette nouvelle manière de classer les résultats des recherches.

         Nous pouvons donc nous poser la question suivante, un acteur économique disposant d’un telle puissance  peut-il continuer indéfiniment à agir en tenant compte uniquement de son propre intérêt ?

          Numerama, qui dénonce la toute puissance de Google, note que les Etats, seuls acteurs au pouvoir comparable, sont soumis à des règles. Surtout, conscients de leurs responsabilités, ils s’auto-régulent. Signe que les temps changent, la Commission européenne a commencé il y a quelques semaines à enquêter sur les pratiques de Google.

          Pour finir malgré la controverse, Google en 2011, est une entreprise dont la suprématie est tout de même non négliegeable. Et les résultats 2011 parlent d’eux même:

  • 91% des français utilisent Google
  • L’empire détient plus de 100 blogs officiels
  • Il y a 2,5 milliards de requête par jour sur l’ensemble des sites de Google
  • l’interface de recherche de Google est disponible dans plus de 112 langues
  • On observe plus de 1 milliard de visiteurs uniques mensuels sur l’ensemble des sites de Google
  • 160 millions de vidéos sont vues par jour sur des mobiles via YouTube (appartenant à Google).
  • il y a environ 30.000 requêtes par seconde sur l’ensemble des sites Google de la planète, soit 2,5 milliards par jour ou 77 milliards par mois.
  • Google Chrome a 80 millions d’utilisateurs 3 ans après sa création.

Bref, tout les trimestres financiers de Google se ressemblent et le géant du Net annonçait un nouveau chiffre d’affaires record de 8,58 milliards de dollars pour le 2ème trimestre 2011 , en hausse de 27 % en un an, et de 1,6 % en trois mois.

V.CONCLUSION

        Le phénomène Google évoque à lui seul un vaste ensemble d’enjeux et inquiétudes suscités par le développement d’internet. Fondé en 1998, Google s’est imposé comme le principal moteur de recherche sur le net. Forte de ce succès, l’entreprise a étendu ses activités à plusieurs autres fonctions d’internet.

             A l’égard des personnes, les activités d’une société comme Google présentent des enjeux importants : qu’advient-il des données générées par les multiples requêtes que les internautes introduisent quotidiennement sur le moteur de recherche ? Quels enjeux pour les droits des individus découlent des activités telles que Google Earth qui diffuse des vues aériennes des multiples lieux de la planète ? Que dire de Google street view qui capte des images des rues des grandes villes pour les rendre disponibles sur le web ? Qu’il s’agisse de la collecte de données personnelles ou de la mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur, les enjeux juridiques posés par les moteurs de recherche, et singulièrement par le plus important d’entre eux, sont majeurs.

            Par leur activité, les moteurs de recherche et les autres fonctions d’internet génèrent des risques pour les internautes. Les solutions techniques et les configurations peuvent augmenter ou minimiser les risques des internautes.

« Google mangera t-il le monde »

         Beaucoup de documents récemment édités et aux titres révélateurs témoignent de l’inquiétude que suscite la montée en puissance de Google et viennent remettre en question le belle devise de l’entreprise « don’t be evil ». Google est devenu un des groupes les plus puissants de la planète. La publicité constitue 99% de ses revenus et Google rachète tous les sites qui prennent de l’importance et donc susceptibles de faire passer des bandeaux publicitaires (ex : You tube).

       L’entreprise gère une quantité impressionnante de données, 80% des utilisateurs d’internet ont recours à ce moteur. Google dispose des informations sur 8 milliards de sites et des renseignements personnels sur chaque navigant.

        Comment face à ce développement quasi hégémonique se place l’utilisateur? Quels problèmes éthiques, citoyens, de rapport à l’information se posent à l’étudiant qui a recours à ce moteur de recherche ?

        Le développement d’un mode de pensée unique ou du moins monolithique. Claude Leblanc , rédacteur adjoint de courrier international : « il faut éviter qu’il y’ait un seul prestataire ( américain ou autre) de contenus. La culture c’est l’échange, si il n’y a qu’un seul fournisseur de connaissances les risques sont trop grands. » Jean-Noël Jeanneney s oppose au projet de numérisation des bibliothèques du monde en dénonçant « la sélection et la hiérarchisation des ouvrages qui vont être définies forcément à partir d’un regard singulier, celui de l’Amérique ( …)le miroir américain sera le prisme unique… »

           Le respect de la vie privée « Google est capable d’établir un profil marketing mais aussi sociologique extrêmement précis de l’internaute » c’est ce qu’affirme un auteur dans Comment Google mangera le monde. L’entreprise collectionne des informations sur les utilisateurs en stockant les mots- clés et en envoyant des cookies. Ces fichiers, textes invisibles, suivent nos déplacements et permettent d’établir un profil vendu ensuite à des services marketing. Gmail Google enregistre des copies de chaque courriel expédié et reçu…Rien n’empêche Google de combiner ces infos pour créer des dossiers sur ses clients. Comme le note la philosophe B.Cassin, à chaque innovation de Google se pose le problème de la vie privée. De plus en plus de stratégies publicitaires sont mises en place pour connaître les intentions de l’internaute et devancer ses attentes. Des associations de défense des libertés, ainsi que des organismes de régulation comme la commission nationale de l’informatique et des libertés ont poussé Google à s’engager à effacer les milliards de données qu’il a collecté sur les internautes du monde entier depuis 1996 mais l’entreprise continuera de stocker les infos pour une durée de 12 mois. Parallèlement, un nombre croissant d’instruments informatiques ont été développés pour limiter les capacités intrusives de Google. On peut citer le réseau Tor qui anonymise les internautes, le logiciel Scroogle qui accepte l’installation du cookie sur son serveur avant de le jeter à la poubelle.

             Quelle attitude adopter face à ce moteur au monopole quasi-absolu ?. Google est souvent qualifié de « Borgs » en référence aux personnages de Star Trek qui détruisaient tout sur leur passage, cependant des failles apparaissent dans l’édifice : gratuité remise en cause par les entreprises qui s’attaquent à cette concurrence déloyale, procès pour les droits d’auteur, hégémonie dénoncée (remise de l’antiprix « Big brother Award »). L’utilisateur doit, lui, développer une vigilance constante et ne cesser de s’interroger quant à sa marge d’autonomie face à ce type de moteur.

Par Clémentine Lamoine, Vincent Lailly, Yani Korzylecka, Léa Humbert.

Vidéo du groupe :

Powerpoint google :

 

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